Alice au pays des Mongols

L’on attend toujours plus ou moins d’une lecture qu’elle nous « transporte », nous « fasse voyager », nous « divertisse » tout en nous transmettant un ou plusieurs messages plus « sérieux » et en nous apprenant des choses. Lire, c’est se cultiver, dans le plaisir si possible.alice

Cette notion de plaisir est d’autant plus importante dans la littérature jeunesse que l’on souhaite également ici « donner le goût » de la lecture et transmettre des savoirs.

C’est mission accomplie en ce sens avec Alice au pays des Mongols. Ce livre, à travers une historie simple et authentique, aborde des sujets dont il n’est pas toujours évident de parler de visu avec les enfants : la trisomie, la spiritualité.

Au passage, tel un véritable outil pédagogique, ce roman permet de découvrir au fil de ses pages le merveilleux pays qu’est la Mongolie, ses habitants, ses us et coutumes, ses paysages, ses yourtes, ses chevaux.

Sans rien savoir d’Ulrike Kuckero, je crois pouvoir dire qu’elle est mère et pédagogue avant d’être écrivaine. L’amour, la tendresse, les peurs aussi des mères se retrouvent dans ce livre. Les choix, les analyses et la gestion des situations révèlent pour leur part l’attention d’une pédagogue engagée.

Alice au pays des Mongols est donc un livre qui apporte beaucoup à ses lecteurs malgré quelques longueurs, quelques invraisemblances et quelques punchs que l’auteure se vole à elle-même.

Mais, tout ce qui précède n’est pas ce qui a le plus réjoui l’adulte que je suis au cours de la lecture du livre d’Ulrike Kuckero. Ce qui m’a le plus touché, ce sont les descriptions de la nature, de la Terre, du ciel et de ses nuages, de l’herbe, du vent, des oiseaux, du soleil et des eagles

Au final, ce que je retiens de ma lecture? Une immense envie de partir en Mongolie !

Ulrike Kuckero, Alice au pays des Mongols, Bayard jeunesse

Marion Transetti
Blogueuse d’un jour

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