Boris Brindamour et la robe orange

Très chers blogueurs, il y a deux ans (déjà!), j’ai découvert un album extraordinaire à la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne, en compagnie de Gilda, notre directrice de la division du livre. Aussitôt, nous nous sommes exclamés devant cette œuvre illustrée par Isabelle Malenfant… quand même! Boris_brindamour_couv_72Nous en avons acheté les droits, et depuis que nous le tenons en français, les éloges arrivent de toutes parts, et avec raison! Ouvrez le livre et vous comprendrez! Un magnifique éloge tout en douceur sur la différence, mais surtout l’imagination d’un attachant gamin.

Il me fait plaisir de partager avec vous le témoignage de Catherine, brillante libraire jeunesse, une réelle passionnée, autour de ce titre:

Merci. Merci pour l’audace que vous avez savamment eue de traduire ce texte aussi poignant qu’humoristique et plein de vérités qu’est “Boris Brindamour et la robe orange”. Car des petits bouts d’hommes qui prennent autant plaisir à se pavaner en robe et en talents hauts, il en existe.

Un soir, notre Léo a pour la énième fois transformé le rôle de sa doudou. Puisqu’il se l’était attachée autour de son cou, nous nous sommes écriés – mon conjoint et moi – : “Wow! Léo est un superhéros”. Léo, du haut de ses presque deux pommes nous a vite corrigés. Ce que nous avions imaginé être une cape était en fait une robe qu’il s’amusait à faire tourner et tourner encore. “Comme Lilou!”, s’écriait-il. Il s’amusait à imiter une amie de la garderie. Et il s’admirait de ses yeux pétillants dans le miroir. Depuis ce soir-là, entre deux “vroum vroum” de tractopelle et quelques bisous pour sa poupée Corolle (eh oui! c’est bien le nom de sa poupée), Léo s’amuse à faire virevolter sa robe. Et autant mon conjoint que moi-même prenons bien le temps de la lui attacher afin qu’elle ne tombe pas!

C’est aussi simple pour Léo que ça l’est pour Boris. Pourquoi notre société du 21e siècle se force encore à maintenir la frontière entre ce qui est destiné aux garçons et aux filles alors que ce qui fait la force des enfants – et ce que nous admirons chez eux – réside en leur candeur et leur naïveté?

Je souhaite de tout cœur que cet album reçoive un accueil qui lui revient d’office afin de redonner à tous les petits hommes ce plaisir de se pavaner en robe avec fierté. Est-ce que les enfants jugeraient ainsi Boris s’il arrivait chaque jour costumer en super héros? Car pour Boris, cette robe est plus qu’une simple robe: elle est le symbole de ce qu’il aime se rappeler et non pas la définition de ce qu’il est. Qui sait demain ce qu’il portera? Et ce sera très bien comme ça!

Catherine, librairie Bric-à-brac

Merci à toi, chère Catherine. Et surtout, j’insiste sur le fait que cette librairie vaut absolument le détour!

Bonne lecture… vous m’en donnerez des nouvelles!

Boris Brindamour et la robe orange, Christine Baldacchino, ill: Isabelle Malenfant, Bayard Canada

Album

Cet article a 1 Commentaire

  1. Catherine says:

    Merci mille fois, Nicholas! C’est moi qui vous remercie pour cet album magnifique que je conseille avec bonheur depuis lundi! Un véritable bijou à mettre entre toutes les mains!

Laissez une réponse