Brindille

Wow ! Je viens de poser un brillant album de Rémi Courgeon autour d’une jeune fille remarquable et… et puis pourquoi ne pas laisser l’auteur vous la présenter?

Brindille2« Pavlina était son prénom. C’est joli, Pavlina, mais tout le monde l’appelait Brindille. Il faut dire qu’à la maison il n’y avait que des hommes; pas vraiment méchants, juste un peu lourdauds. Des carrés. Des costauds. Alors, forcément, Brindille contrastait. »

Pas de maman. Un papa, Sergueï, chauffeur de taxi dix heures par nuit. Ses trois frères : Oleg le sportif, Vlad l’intello et Ivan… que dire? Lui, on dirait le sosie d’Averell dans Lucky Luke ! Sous ce toit, on croirait que Brindille, la petite dernière, devrait être chouchoutée… et bien pas du tout ! La répartition des tâches ménagères se fait par concours de bras de fer, donc Brindille se retrouve à tout faire.

Un soir, papa Sergueï tombe sur une petite Pavlina avec un œil au beurre noir. Peu importe l’insistance du paternel, Pavlina ne dira rien. Sauf une chose : elle arrête le piano pour se mettre à la boxe, voilà !

D’entraînement en entraînement, disons que Brindille ne perd plus de compétitions contre ses frères. Moins de tâches signifient plus de temps pour l’entraînement ! Au fil des semaines, Sergueï demande à sa fille de lui jouer un peu de Mozart, mais en regardant ses doigts enflés, cette dernière refuse…

Et voilà, jour de match! Je n’en dis pas davantage sauf que ce premier match sera le dernier… Pavlina se serait-elle prouvé ce qu’elle devait apprendre ? Chose certaine, elle sait, avec quelques années de recul (vous verrez !) que « les poings sont faits pour s’ouvrir, et les doigts pour s’envoler. » C’est pas beau ça ?

Brindille, Rémi Courgeon, Éditions Milan

Album

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