Carnet de route 4

Me voici arrivé à Bologne. Malgré l’absence de soleil et le froid, l’humeur des Italiens me fait chaud au cœur et me maintient le moral. Chers amis qui œuvraient dans la littérature jeunesse, la foire de Bologne est un must. À tous nos illustrateurs québécois, faites-vous donc connaître. Je rêve de voir un bout de vos œuvres sur cet incroyable mur qui relaye le travail de vos pairs.

Dès mon arrivée, j’ai été bouleversé par le fait que tant de pays (Australie, Chine, Slovénie, Portugal), de langues et de cultures se réunissent dans un même but : faire découvrir toute la magie qui se cache derrière les oeuvres destinées aux jeunes. Nous ne parlons pas la même langue, mais nous sommes tout sourire lorsque nous voyons l’étincelle briller dans nos yeux de lecteur face à un livre. Et que dire des formats, des papiers, des textures ! Dans les mois à venir j’ai un nouveau but concernant l’album jeunesse : penser à l’éclatement des formats et faire découvrir à nos jeunes lecteurs québécois tout un univers riche, fort et multiculturel.

Sur le stand du Québec, nous avons retrouvé quelques-uns de nos amis de chez nous. C’est réconfortant d’entendre Robert Soulière utiliser quelques expressions québécoises, et Angèle Delaunois regretter le manque de présence de nos illustrateurs qui ont un talent fou. Sur le stand juste à côté, nos collègues d’Owl kids! donnent à Bayard Canada son cost to cost. Une nouvelle journée de rencontres nous attend aujourd’hui. Ce qu’il y a de magique avec les livres jeunesse, surtout les albums, c’est que sans nécessairement comprendre le texte, l’illustration donne tout son sens à l’histoire. En rentrant, je vais faire des présentations sur les albums pour montrer leur variété au niveau du visuel et de l’utilisation.

Je l’ai souvent dit, mais je le sens encore plus de l’intérieur, on fait vraiment le tour du monde avec l’album. Comme je me sens international aujourd’hui! Dans nos négociations pour obtenir les droits en français de certains titres uniquement pour le Canada, j’ai été touché de découvrir que beaucoup d’éditeurs reconnaissent notre spécificité nationale. En fin de journée, nous avons rencontré une éditrice d’Argentine qui comprenait parfaitement la nécessité d’utiliser parfois un français différent de celui de Paris pour permettre aux plus jeunes de chez nous de mieux s’identifier aux histoires imprimées.

Les projets se multiplient, nous voyons grand comme toujours, mais il faut bien que je me tienne occupé si je veux vivre jusqu’à ma retraite chez Bayard. J’aurais bien aimé vous montrer des albums que j’ai adorés, mais il ne faut pas tout dévoiler tout de suite…

À suivre…

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Cet article a 3 Commentaires

  1. Laurence says:

    Une de mes illustratrices québécoises fétiches est à Bologne: Isabelle Charbonneau. Je vous souhaite de vous croiser ;o)

  2. Alice says:

    Merci de faire parvenir Bologne jusqu’à nous!
    très belle idée d’aller vers “’éclatement des formats et faire découvrir à nos jeunes lecteurs québécois tout un univers riche, fort et multiculturel.»
    Les littératures se nourrissent mutuellement!

  3. Rhéa says:

    Ouvre grand les yeux et profite bien de tout Nicholas. Ton enthousiasme est contagieux. C’est décidé, l’année prochaine, j’en serai…

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