Entrevue avec John Stephens, l’auteur de L’Atlas D’Émeraude

Entrevue française exclusive de John Stephens, l’auteur de L’Atlas D’Émeraude

Pourquoi et comment êtes-vous passé de l’univers des séries télé américaines à celui de l’écriture jeunesse fantastique 

J.S.  Quand on travaille à Hollywood, on embarque sans le vouloir dans un univers fantastique. Des princesses et des histoires mystérieuses, ce sont des choses que l’on voit tous les jours à Los Angeles. Honnêtement, j’ai toujours voulu écrire des romans et ceux qui m’ont le plus marqués, ce sont les romans fantastiques (Tolkien, Lewis, Herbert, etc.). Donc, mon expérience à Hollywood aura été en quelque sorte un détour et l’écriture de ce roman est un retour à mon premier amour.

Quelle a été votre inspiration pour L’Atlas d’Émeraude ?

JS : Un jour, je regardais un album photo et je suis tombé sur une photo de ma sœur et moi en vacances quand nous étions enfants. En regardant cette photo j’ai ressenti une grande nostalgie et je me suis dit que je donnerais tout pour avoir un album photo magique qui me ramènerait au moment précis où cette photo avait été prise. C’est là que j’ai eu le déclic.

Votre roman a créé un véritable buzz dans le milieu de la littérature jeunesse. Comment réagissez-vous face à tout ça ? Ressentez-vous de la pression sachant que votre premier roman, qui n’a pas encore été publié, est déjà comparé à « Harry Potter » ?

JS : Étrangement, c’est assez agréable de voir son premier livre comparé à « Harry Potter » avant même sa sortie, car il est absolument impossible que le livre soit à la hauteur de cette réputation. Ce premier livre, je l’ai écrit plus ou moins dans le secret et donc je ne m’inquiétais même pas de savoir si quelqu’un d’autre que ma femme allait le lire un jour.

Des orphelins qui par magie se retrouvent transportés dans un lieu où une femme cruelle gouverne avec ses servants ; ce sont des thèmes que l’on a vus souvent dans des classiques de la littérature jeunesse, surtout dans « Les Chroniques de Narnia ». Souhaitiez-vous apporter un nouveau regard sur ce concept déjà abordé ?

JS :
Exactement. J’étais très conscient du fait que j’écrivais dans un genre déjà exploré. Mais la raison pour laquelle on revient toujours sur de tels thèmes est que chacun peut y apporter de nouveaux aspects, selon sa culture et sa personnalité. Il faut retravailler ces histoires d’héroïsme, de loyauté et de trahison afin de les faire découvrir aux nouvelles générations, avec des thèmes et des concepts contemporains.

Si vous pouviez voyager dans le temps, comme vos héros, où et à quelle époque partiriez-vous ?

JS : Bonne question… J’hésite entre Hollywood durant les années 40 (l’âge d’or du cinéma avec Bogart, Cary Grant et Hepburn, alors que les hommes portaient des habits incroyables et conduisaient de magnifiques bagnoles) et Paris dans les années 20.

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