La fille en rouge

Très chers amis, c’est super agréable de vous retrouver! Je suis de retour d’un périple littéraire en France et en Italie qui était tant magique que des plus formateurs pour tout ce que je veux accomplir en édition jeunesse. À travers la panoplie de livres vus et lus provenant des quatre coins du monde, c’est avec un album coup de poing que je replonge dans mon blogue.

« Les jouets, c’est amusant. Mais une belle histoire, c’est magique. Et quand la pluie tambourine sur la fenêtre, c’est le moment idéal pour en écouter une. »

La_fille_en_rougeQui a dit que les albums ne sont voués qu’aux tout-petits? Pas dans ce cas-ci, je vous l’assure! Avec des illustrations (plutôt des œuvres d’art) du talentueux Roberto Innocenti, La fille en rouge ne laisse personne indifférent.

Je vous invite à redécouvrir un conte où il est question d’une jeune fille, Sophia, vêtue de rouge, d’une grand-mère qui attend, d’un méchant loup aussi… mais attention! Nous nous retrouvons à New York. Une mère remet quelques provisions à la jeune Sophia pour qu’elle se rende chez sa grand-mère. Oubliez la forêt du conte original. Nous sommes ici dans le Bronx, et je vous assure que ce lieu peut devenir aussi angoissant qu’un bois lugubre. D’ailleurs, Sophia fera face à une bande de voyous, mais sera tirée de l’embarras par un homme, un vrai (bon, un peu fort, mais ça trace bien le portrait, non?), vous savez ces colosses au blouson de cuir qui se baladent en moto extra bruyante. Elle fait confiance naïvement à ce guide urbain qui a une idée des plus affreuses en tête… vous avez une idée?

 Je vous laisse découvrir cette histoire bouleversante qui, comme je le disais, saura vous faire réagir. Cet album est important pour aborder une thématique difficile que je désire vous laisser interpréter par vous-mêmes. Chose certaine, à tous mes amis bibliothécaires et enseignants, vous avez là un livre à exploiter d’une myriade de façons avec vos ados! Parfois, le sujet d’un livre s’avère poignant et même dur, mais ces ouvrages piquent la curiosité des adolescents (vous vous doutez bien que j’ai testé l’album!) et surtout, ils leur permettent de s’ouvrir à des discussions qui peuvent sauver des vies – et je n’exagère en rien, croyez-en ma vieille expérience, comme l’écrivait Romain Gary!

 « Vous rappelez-vous ce que je vous ai dit au sujet des histoires? Elles sont magiques. Alors, pourquoi n’auraient-elles qu’une seule fin? » C’est une évidence que je ne dévoile pas le tout, mais tout un basculement peut se produire à la fin du récit si vous le voulez… mais ça, c’est à vous de le découvrir!

 La fille en rouge, Roberto Innocenti, Éditions Bayard Canada

Album pour adolescents et grand public

Cet article a 3 Commentaires

  1. Rhéa says:

    J’adore Innocenti, c’est un artiste formidable. Ces illustrations plus vraies que nature sont d’une grande sensibilité.

  2. Réjane says:

    Salut Nicholas, j’ai adoré cet album moi aussi et comme je travaille sur le petit chaperon rouge cette année, il était parfait. Toutefois, je le trouve vraiment difficile et j’ai besoin de me l’approprier longtemps avant de le proposer devant un groupe. Les plus grands que je rencontre sont en 6ème année.
    Quel âge avaient les jeunes à qui tu l’as présenté?
    Dans la même thématique conte, je vais leur présenter Le cas Rubis C, mélange de tradition et de modernité (voir même de la science fiction) que certains vont aimer…

    • bavardnicholas says:

      Effectivement, cet album est de plus en plus travaillé avec des jeunes… plusieurs choses à exploiter à travers cet ouvrage. Je connais quelques enseignants qui présentent cet album à des élèves de sixième année primaire… et jusqu’au collégial!

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