La tribu de l'asphalte

Maybe, 2Morow, Twister, Smog, Jewel, Rainbow et leurs amis, c’est la tribu de l’asphalte. Des jeunes mal-aimés qui se débrouillent comme ils peuvent dans les rues de New York.  Ils écoulent les heures à essayer de se réchauffer, de se laver, de trouver un peu de nourriture, de drogue ou de médicaments qui apaiseront leurs souffrances pour quelque temps.

Leurs relations avec les adultes sont effrayantes. Ils se sont fait abuser, rejeter, jugés par leurs parents. Trimballés d’une famille à une autre jusqu’à l’écœurement. Ils vivent dans un monde parallèle, en dehors de la société. La société qui les juge et accélère nbso le pas lorsqu’ils les croisent au coin de la rue. Ils essaient de vivre dans la rue, mais « on ne peut vivre dans la rue, on ne peut qu’y mourir. »

À la fin, la tribu se dissout. Certains sortent de la rue, d’autres y laissent leur vie et ceux qui restent de trouvent des moyens pour survivre.

C’est un sujet difficile, mais la lecture ne l’est pas. On embarque facilement dans leur histoire, mais je dois avouer que la traduction un peu « franchouillarde » m’a agacée à quelques reprises.

La postface de l’auteur est effroyable. Plus de 2 millions de jeunes fuguent chaque année aux États-Unis. Dans les rues de New York, là où plusieurs d’entre eux se retrouvent, 14 sans-abris meurent chaque jour. C’est terrible.

C’est une histoire dure comme peut l’être la vie pour certains, qui nous fait réaliser comme on est bien dans notre petit nid douillet. Autant les ados que leurs parents auraient intérêt à lire cette histoire, à en discuter et à se donner un gros câlin!

Je crois qu’après cette lecture, il est impossible de croiser un jeune sans-abri sans avoir un peu plus de compassion.

La tribu de l’asphalte, Morton Rhue, Éditions Bayard jeunesse

Sophie Bellerose
Blogueuse d’un jour

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