L’anneau de feu

Tous les cent ans, quatre jeunes sont choisis. Leur mission ? Sauver le monde. Rien de moins ! Mais voilà, les quatre élus ne sont pas au courant ! Qui plus est, ils ne se connaissent même pas. Cette fois-ci, les quatre enfants – deux garçons, deux filles – sont nés le même jour, soit le 29 février… de la même année. Ils ont donc tous 14 ans. Venant de pays différents – l’Italie, la France, les États-Unis et la Chine –, ils sont tous réunis pour la Saint-Sylvestre, par un concours de circonstances, dans la même ville, le même hôtel, voire la même chambre.

Anneau de feuLe 29 décembre (oui, encore ce chiffre !), une panne d’électricité plonge la moitié de la ville dans le noir et les amène hors de l’hôtel. Un inconnu, qui semble poursuivi, les implore de lui venir en aide et leur remet une valise. Avant de partir, il leur demande de la garder en lieu sûr et leur affirme qu’il la reprendra sous peu. Malgré la réticence de ses nouveaux amis, l’Italienne suit son instinct et accepte l’objet des mains de l’homme au paletot beige. C’est qu’il a prononcé le chiffre 29. Une coïncidence de trop pour la jeune fille, qui se dit alors que leur rencontre n’est peut-être pas fortuite. Le lendemain matin, à l’hôtel, les quatre adolescents voient l’homme à la valise à la une du journal. Il a été assassiné sur les berges du Tibre. Plus tard, à l’abri des regards dans la cave de la pension Domus Quintilia, les jeunes ouvrent la valise et y découvrent un ensemble d’objets hétéroclites. Ils se mettent alors en quête de leur signification. Dans leur aventure, ils rencontreront des personnages dangereux, mais poursuivront néanmoins leur mission, parfois au péril de leur vie. Ils découvriront finalement l’anneau de feu que les autres convoitent aussi. Mais réussiront-ils à sauver le monde ?

Premier tome d’une série de quatre, l’histoire se déroule à Rome. Comportant des éléments du roman policier et un jeu de piste à partir des objets de la valise, on dirait une sorte de Code Da Vinci pour jeune public. L’auteur y a aussi ajouté quelques éléments de la littérature fantastique, comme des pouvoirs un peu surnaturels à certains protagonistes. En cherchant à résoudre les énigmes associées aux pièces de la mallette, les enfants nous font découvrir Rome. Le lecteur visite donc certains lieux connus de la ville éternelle, des cafés mythiques comme d’illustres églises, et des quartiers plus méconnus. Il apprend aussi des pans de l’histoire de Rome. Le livre contient des cartes géographiques des divers endroits où l’auteur a campé l’action et des photos des objets mentionnés dans le roman. On dirait presque des pièces à conviction ! Même si les protagonistes sont des adolescents de 14 ans, le roman plaira à des lecteurs un peu plus jeunes. La traduction de l’italien est bonne. Le livre se lit vite et bien. On tourne les pages, avide de savoir si les enfants réussiront à accomplir leur mission. Bref ! Un bon divertissement qui laissera aux enfants, et même aux grands, le goût des voyages et de l’aventure.

L’anneau de feu, P.D. Baccalario, Bayard jeunesse

Martine Picard
Blogueuse d’un jour

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