Le cachot de la sorcière

« Tout cela s’est passé il y a fort longtemps, et les souvenirs de cette terrible expérience se sont quelque peu estompés. Voilà de nombreuses années que je parcours les couloirs de cette prison… »

Joseph Delaney, auteur de renom de la série L’Apprenti épouvanteur (à lire absolument… mais pas la nuit!) nous revient cette fois avec un roman pour lecteurs intermédiaires… trop bon!

Le_cachot_de_la_sorcièreJe vous présente Billy Calder : jeune orphelin de 15 ans sans ami qui désire, à tout prix (et ce le sera!), quitter cet établissement de malheur. Pour se faire, il doit trouver un emploi et économiser des sous afin de s’assurer un avenir… quelconque. Le voici donc en route, en pleine nuit, vers le château où il est apprenti. En fait, le seul emploi qu’il a déniché est celui-ci, à savoir gardien de prison : « C’était un travail, un vrai, et je le ferais […] ceux que je garderais : des assassins, des criminels, des sorcières. » Courage Calder!

Pour faire pire, ce château (d’où provient d’étranges cris la nuit… de longues plaintes à fendre l’âme!) est situé à plus d’une lieue de la ville la plus proche,  érigé sur une colline, et est entouré d’un bois épais de frênes et de sycomores.  Chose certaine, c’est un endroit sinistre.

Calder apprend que c’est une dame qui a fortement recommandé qu’il fasse partie de l’équipe de Nuit. Mais qui? Calder croit que c’est Lizzie Guntrip, une détenue accusée de sorcellerie : « Lizzie Guntrip? Non, nous l’avons noyé il y a trois jours. Elle n’a pas flotté, alors elle devait être innocente finalement, mais, quand nous nous en sommes aperçus, elle était déjà morte. On en gagne et on en perd. » Ouf! En fait, c’est Netty qui l’a demandé, une détenue qui n’est plus là. Calder s’empresse de savoir où elle se trouve désormais… Et bien figurez-vous qu’on la retrouve le plus souvent place des Exécutions. Si si! C’est d’ailleurs un de ses endroits préférés, puisque c’est là qu’on l’a pendue! Chers lecteurs, à partir de ce passage attachez votre tuque avec de la broche, car le suspens nous fait tourner les pages à la vitesse grand V!

Vous ferez aussi la connaissance du gardien de nuit en chef, monsieur Colne… et ne vous fiez pas aux apparences. Il n’est pas si méchant : « Mais il existe dans ce château des endroits pires, et le pire de tous, c’est celui où je vais tous les soirs seul. On l’appelle le cachot de la Sorcière. Là-bas, on garde un prisonnier qu’il est préférable d’éviter. Il est attaché par une longue chaîne à un anneau fixé dans le sol et […] on doit le nourrir à minuit, sinon la situation deviendrait vraiment dangereuse […] ne descends surtout pas là-dedans si tu tiens à ta vie. J’ai perdu ainsi plusieurs bons gardiens au cours de ma carrière. » On ne me le dirait pas deux fois de ne pas y mettre les pieds! Arrive une nuit où Colne est absent… et ce prisonnier doit quand même être nourri, à minuit. Je ne vous en dévoile pas plus! Après tout, ce roman d’une centaine de pages à peine se lit si rapidement! Mais n’oubliez pas Netty… et surtout qu’elle n’est pas le seul fantôme qui hante le château!

Je vous souhaite une bonne lecture… et de joyeux frissons, tant par le texte que les esquisses très efficaces de Philippe Masson! Et ne fermez pas le livre après la dernière ligne, car à la fin l’auteur nous dévoile s’il croit réellement aux fantômes. À découvrir!

Le cachot de la Sorcière, Joseph Delaney, Bayard jeunesse

Roman pour lecteurs intermédiaires qui n’ont pas froid aux yeux!

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