Le Dragon Vert

Bonjour très chers fidèles lecteurs,

C’est un ami, surtout un brillant libraire jeunesse. Et j’ai nommé Pierre-Alexandre de la librairie Monet. Il nous revient cette fois avec un beau billet autour de sa lecture du tout nouveau roman illustré de Jacques Goldstyn. Enfin nous avons la chance de découvrir l’enfance de Van, héros de plusieurs jeunes lecteurs.

Le_Dragon_VertC’est avec plaisir qu’on retrouve l’humour et la sensibilité de Jacques Goldstyn dans ce roman qui retrace l’enfance de Van, l’inventeur de génie de la bande des Débrouillards. Ceux qui connaissent bien la bande des Débrouillards savent que Van est capable d’inventer n’importe quoi à partir du strict minimum. Mais d’où lui vient cette passion? C’est à l’occasion d’un souper dans le quartier chinois, avec ses amis Kim et Robert, qu’il reviendra pour la première fois sur son enfance au Vietnam. On y voit donc le jeune Van en compagnie de sa famille, alors qu’il apprend à décortiquer et à remonter divers appareils auprès de son grand-père. Comme la population est pauvre et que les ressources sont rares, c’est le système D qui prime. Heureusement Van et son grand-père ont plus d’un tour dans leur sac!

Au-delà du récit de vie, Goldstyn parvient à aborder de manière honnête et touchante le destin des « boat-people », ces immigrants vietnamiens qui ont traversé l’océan entassé sur des bateaux de fortune dans des conditions déplorables afin d’immigrer en Europe et au Canada. Rien ne nous est épargné : de la fuite de la famille sous les menaces de l’armée et de leurs anciens voisins aux conditions de navigation exécrables, rien n’est épargné au lecteur. Toutefois, c’est l’humour et la débrouillardise qui sont principalement mis de l’avant, alors que Van et son grand-père s’ingénient à trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les occupants de leur bateau.

Appuyé par des illustrations toutes en finesse, le texte se déploie entre la nostalgie du pays de l’enfance et le plaisir d’amitiés qui se renforcent grâce à des confidences. On ressort de cette lecture avec un sourire, tout en ayant acquis un nouveau respect pour ces gens qui ont fui leur pays dans des conditions très difficiles et qui ont tout de même su se reconstruire une fois arrivés ici. Bref, un magnifique roman qui plaira à tous, qu’ils connaissent les personnages des Débrouillards ou non.

Merci Pierre-Alexandre pour ta précieuse collaboration, et surtout pour tous les autres, il est grand temps de découvrir l’œuvre de Jacques Goldstyn!

À bientôt,

Nicholas

 

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