Le sourire de Marie-Adélaïde

Le_sourire_Marie_Adelaide

Chers blogueurs, après sa lecture, ma nouvelle collègue Deborah voulait absolument partager sa lecture avec vous! À toi Deborah :

Salut à tous, amis lecteurs !

Dans ce monde peu à peu envahi par le numérique, il existe toujours
des ouvrages fascinants qui nous emmènent parcourir d’autres époques
et d’autres horizons, qui nous en apprennent un peu plus sur notre
histoire, sur notre monde et sur nous-mêmes. Des livres que l’on ne
peut s’arrêter de lire quitte à en engloutir plusieurs chapitres à la fois
sans jamais atteindre le point de saturation. Des livres qui nous poussent à retarder, toujours plus, l’heure de se coucher.

« Le sourire de Marie-Adélaïde », écrit par Annie Pietri, est de ceux-là. Voilà deux semaines qu’il m’accompagne partout où je vais et c’est avec plaisir je partage aujourd’hui avec vous, le fruit de ma lecture.

 « Ma fille, réjouissez-vous ! Votre destin est scellé, aussi brillamment qu’il est possible d’en rêver : un jour, vous serez Reine ! »

Telle est la terrible annonce que fait son père à Marie-Adélaïde de Savoie. Deux phrases fatidiques qui vont changer son destin. À onze ans, elle est désormais promise au duc de Bourgogne, l’aîné des petits-fils de Louis XIV. Seule et terrifiée, elle doit rejoindre son futur époux à Versailles où elle y restera jusqu’à la fin de ses jours. Elle comprend cependant très bien l’enjeu de son exil : « Avec ce mariage, je deviens donc la garante de la paix entre nos deux États… Fort bien. Si c’est le prix à payer pour mettre fin aux massacres de vos peuples par Louis XVI, je consens au sacrifice que vous me demandez. »

Lourde responsabilité donc ! L’héroïne, très mature pour son jeune âge, part donc pour Versailles. Les années passent, la jeune fille a désormais 17 ans et s’ennuie profondément. Elle ne partage pas l’amour que son époux éprouve pour elle et cherche, par tous les moyens à se divertir : les bals, les mascarades, son jeu favori le lansquenet, les banquets, les hommes… Où plutôt un homme : le marquis de Nangis dont elle est tombée éperdument amoureuse !  Espiègle et enjouée, elle va jouer de nombreux tours à la cour et à ceux qui tentent de la surveiller. Au fil de ses aventures, elle fera une découverte inquiétante qui la forcera à faire un choix : son confort ou la trahison de Versailles ? Suspense, suspense !

Annie Pietri réalise encore une fois un coup de maître : celui de réunir l’Histoire et une œuvre de fiction sans perdre une seule fois l’attention du lecteur. Car il faut le savoir, si le récit contient des personnages qui ont réellement existé, la plupart des passages sont le résultat de la fertile imagination de l’auteure. Ainsi, de nombreuses traditions de l’époque tiennent lieu de décor à l’intrigue : on découvre avec plaisir les coulisses de Versailles, les soirées d’Appartement, les suivantes et, avec moins d’enthousiasme, les saignées pratiquées pour soigner les malades… Où pour les tuer ? On ne l’a jamais vraiment sû !

Contrairement à ce que certains pourraient penser, ce n’est pas une banale histoire de princesse qui se termine comme un conte de fées. Non, Annie Pietri signe là un roman plein de surprises et de rebondissements. Auteure que j’ai découvert dans mon enfance avec son roman « Les orangers de Versailles », j’ai été ravie de découvrir que sa plume, simple et pourtant accrocheuse, est restée la même. C’est simple : une fois lancé dans la lecture, on ne peut plus en décrocher !

Déborah ZITT

Le sourire de Marie-Adélaïde, Annie Pietri, Bayard jeunesse

Roman pour adolescents

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