Le violon sans papiers

TITRE: Le violon sans papiers

AUTEUR: Quitterie Simon

ILLUSTRATIONS: Rémi Courgeon

C’est toujours agréable d’entamer un tout petit roman, sans attente, et être complètement ému par sa lecture! C’est exactement ce qui s’est produit avec Le violon sans papiers.

Manon décide, du jour au lendemain, d’arrêter de jouer du violon (mais comment trouver le courage de le dire à sa mère?). Elle se décourage, n’en peut plus: « Cela fait trois ans désormais que je l’ai. Et j’en ai assez. Assez d’enchaîner les valses, les gammes, les polkas, les menuets… sans ressentir le début du commencement de l’enchantement qui m’avait saisie lors du concert… »

Cependant, Manon fait alors une rencontre étonnante. Dans la rue, une jeune Moldave joue de la gadulka, sorte de violon au ventre arrondi (apprendre de nouvelles notions tout en lisant un bon livre, quoi demander de plus?). Cette jeune mendiante joue pour les passants en espérant quelques pièces. Personne ne l’accompagne. Manon ressent soudainement de la honte et rentre, au pas de course, dans son immeuble, à deux minutes de là.

En faisant ses devoirs, Manon entend par la fenêtre de sa chambre la douce musique provenant de l’instrument de Hannah, la musicienne de Moldavie. Mais pourquoi mendie-t-elle? Chose certaine, Manon ne met pas beaucoup de temps pour se lier d’amitié avec Hannah. Les deux, sans trop se comprendre, jouent des airs mélodieux au grand air, chacun avec leur instrument respectif. Un jour pourtant, Manon ne voit plus sa nouvelle copine. Ni le jour suivant. Aurait-elle été renvoyée dans son pays d’origine?

J’arrête ici afin de vous laisser découvrir la fin de ce court roman qui saura vous rester en mémoire longtemps. Plongez dans ce charmant récit autour d’une amitié improbable, mais si mélodieuse (bien dit, non?)!

Roman pour lecteurs intermédiaires

Éditions Milan

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