L’étrange cas de Juliette M.

À Londres, en 1895, il y a eu bons nombres de scandales. Cependant, c’est celui de Juliette Moreau et de son père qui nous intéresse. Riche, Henri Moreau était un gentleman très respecté, jusqu’au jour où il fut accusé de vivisection (pratique horrible visant à disséquer des êtres vivants encore conscients.) Depuis ce jour, sa mère, morte, et son père mystérieusement disparu après l’incident, Juliette travaille comme servante à l’aile médicinale de l’université. Ne supportant plus l’idée de ne pas savoir ce qu’est advenu son paternel, elle s’engage dans des recherches effrénées avec Montgomery, son ancien serviteur.etrange_cas_juliette Mais qu’est donc devenu cet homme qui est parti depuis tant d’années ? Devrait-elle retourner à sa pauvre vie sans encombre ou découvrir une fois pour toute si Henri Moreau était un fou, un génie, ou les deux ?

Audacieuse, ingénieuse, aventureuse et intelligente, cette jeune dame qu’est Juliette Moreau m’a complètement charmée ! N’ayant pas peur du sang, la science devint sa principale fascination, et je dois dire que ce domaine me passionne aussi. Comme le prouve cet extrait : « gênée, je me déshabillai et ne gardai que ma combinaison afin de laisser le vêtement sécher. J’étais embarrassée de me retrouver chevilles et bras nus. » Juliette est une jeune femme pudique, ce qui n’a fait que renforcer l’attachement que je lui portais. Elle met tant de vie dans ce roman riche ! Les personnages sont intrigants avec leurs secrets et aussi fougueux que des tempêtes tropicales ! « Les souvenirs de mon père firent alors surface. Pour lui, le sang était au chirurgien ce que l’encre était à l’écrivain. » Ce passage est un bon exemple du niveau d’égarement de son père. De plus, il ne faut pas oublier que l’étrange cas de Juliette M. est émouvant et rempli de mensonges enfouis. L’auteure, Megan Shepherd, a su préparer un cocktail de vivacité, de prouesses idylliques et de soumission. Pour finir, je vous laisse sur un extrait qui m’a particulièrement touchée : « Je savais comment réagir à la cruauté, mais pas à la gentillesse. »

Jeanne Gélineau

Collège Durocher Saint-Lambert

Cet article a 1 Commentaire

  1. ginette et yvon says:

    merci pour cette belle decouverte bravo 1000 fois bravo nous sommes fier de toi xxx

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