L'homme qui court

Quelle couverture étrange que cet homme sans visage avec un titre ailé : L’homme qui court. À première vue, on court tous après quelque chose… Il ne m’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité. Dès les premières pages, le décor est planté : Joseph, un adolescent de 15 ans vit avec sa mère dans une petite ville. Garçon plutôt taciturne, il possède un véritable don pour le dessin.

En classe, on lui demande de faire un portrait. Joseph hésite. Qui pourrait-il choisir ? Caroline, sa voisine, ne tarde pas à lui suggérer son frère, le mystérieux Tom Layton. Mais les rumeurs les plus folles courent à best-data-recovery.com Recovery in Ireland – The importance of a having a well-maintained Cleanroom with expert staff. son sujet :

« Les enfants du quartier racontaient à Joseph d’horribles histoires de malformations et de folie, ainsi que des ragots plus sinistres qu’on ne pouvait rapporter qu’en cachette, et à voix basse. »

Avec une telle réputation, Joseph n’est pas très rassuré. Ce sont pourtant ces commérages qui l’inciteront à relever le défi. On assiste alors à la rencontre de deux solitudes. Si Joseph souffre de l’absence de son père; Tom est hanté par la guerre du Vietnam. Au centre de leur complicité, un élevage de vers à soie qui tisse le fil de leur histoire. La métaphore de la chrysalide prend d”ailleurs ici plusieurs sens. Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que de ces liens invisibles va naître une amitié, bien au-delà des apparences.

L’homme qui court est un roman d’une grande humanité. Ce livre nous donne à réfléchir sur le rapport à l’autre à travers des thèmes comme les préjugés, la réclusion ou la culpabilité. Quant à la rencontre de Joseph et Tom, elle nous parle de solidarité. Une façon subtile de dire qu’il est toujours possible de surmonter ses démons lorsqu’on tend une main.

Thomas Campbell

L”Homme qui court, Michael Gerard Bauer, Bayard Jeunesse

Cet article a 1 Commentaire

  1. Isa says:

    Ce livre m’a beaucoup plu. Il m’a portée à réfléchir, surtout sur le fait que les apparences sont souvent trompeuses. De belles fables sont expliquées et j’ai compris que dans la vie, « ça peut toujours être pire ».

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