MERCREDI MENSONGE

TITRE:  MERCREDI MENSONGE

AUTEUR:  CHRISTIAN GRENIER                                                                    

Vivien, le père d’Isabelle, est professeur de Lettres à Deuil-la-Barre, en banlieue parisienne.  Il reçoit chaque mercredi midi son père, Constant, qui a quatre-vingt-douze ans et qui demeure dans le même pavillon depuis soixante ans.  Voilà que Vivien se fait offrir un meilleur emploi à Lyon.  Que faire avec Papy, souffleur de théâtre à la retraite depuis des années? Il ne voudra pas aller vivre avec son fils et sa famille de peur de déranger.  Oublions la maison de retraite – Papy veut mourir chez lui.  Vivien ne peut pas assumer un trajet de quatre heures par jour pour faire l’aller-retour… On veut ménager Papy a tout prix dans cette famille.  On lui cache même qu’il a, depuis un an, un cancer de la prostate inopérable! Isabelle ne comprend rien à ce comportement.  De plus, pourquoi ne lui demande-t-on pas son avis, elle qui ne veut surtout pas s’en aller bien loin de son prétendant, Jonathan, charmant garçon qui adore discuter théâtre et musique classique avec Papy Constant.  De toute manière, un déménagement s’impose, puisqu’il faut un endroit plus grand pour accueillir le nouveau bébé en route.  Les Gray, un couple étriqué et replié qui vient visiter l’appartement, se voit offrir et accepter (après bien des questionnements) une condition de vente bien particulière:  le couple doit laisser Vivien venir une demi-heure le mercredi pour rejoindre Papy, question que ce dernier ne soit pas au courant des changements dans la vie de sa famille.  Et c’est ce qui se produira.  Noé naîtra et Papy ne saura même pas qu’il est grand-père pour une seconde fois.  Mais Papy est-il si dupe? Non.  Mais Vivien et Isa l’apprennent trop tard… parfois tant vouloir ménager nos chers qui vieillissent en camouflant la réalité pour ne pas les troubler n’est pas la meilleure solution… mais qui peut en juger?

Je vous conseille fortement ce livre tendre et chaleureux.  Je vous laisse avec une phrase émise par Papy alors qu’il discutait du vieillissement avec sa chère petite fille Isabelle:  “Je porte en moi tous les âges que j’ai eus, Isa:  quinze, trente, cinquante ans.  Je suis la somme de tous ces individus.”

Roman pour bons lecteurs.

Bayard jeunesse – Millézime

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