PRIMEUR!! Vengeance

VengeanceTrop cool! Ce n’est plus un secret pour personne : je suis un fan fini et assumé de la série de romans pour adolescents Campus, de Kate Brian. Alors que ces romans étaient pour un lectorat averti (c’est écrit sur la C4!), voilà que l’auteur, pour mon plus grand bonheur (pourtant, je ne lui ai passé aucune commande littéraire…), nous revient avec la série Privilège… C’est excellent! Et surtout ce roman sera disponible dès jeudi le 10 avril dans les librairies… comme quoi j’aime vous remettre des scoops! 

« À cet instant précis, le regard rivé sur la fenêtre, Ariana Osgood était incapable de formuler une autre pensée. Dehors, le feuillage des arbres ondulait paresseusement dans une brise tiède. Une brise qu’elle sentirait sur sa peau pendant cinquante-cinq minutes exactement, lors de la promenade du midi. La récré, comme disaient les surveillantes du centre pénitentiaire Brenda-T.-Trumbull, avec une bonne dose de cynisme. »

Ouf! L’univers parfois édulcoré de son ancien campus d’Easton est bien loin… En effet, Ariana est condamnée à perpétuité pour le meurtre de son ex-petit ami, Thomas. Pour elle, c’est une erreur unique (en fait moi je peux vous dire que c’est une sur trois, mais cela, Ariana est la seule à le savoir…).

Son psychiatre, Victor Meloni, est un abruti de première! Alors qu’il se plaît à faire peur et malmener les filles, en plus de rire chaque fois que son doberman jappe sans cesse après les détenues, Ariana ne se laisse pas impressionner. Elle pour qui la mode n’a pas de secret a pigé au premier coup d’œil (attendez de lire sa théorie sur ceux qui n’ont que deux paires de chaussures!) qu’elle avait affaire à un petit banlieusard sans le sou devenu un adulte prétentieux et donneur de leçon (si vous voulez mon avis, cet imbécile a accepté ce boulot pour pouvoir malmener à son aise les filles de ses camarades nantis qui n’ont jamais daigné l’inclure dans leur cercle d’amis!). Et il s’en donnait à cœur joie : sourire quand les détenues pleuraient et moqueries devant leur désespoir.

Ce que personne ne semble comprendre, ou entendre d’ailleurs, c’était qu’elle n’avait pas prémédité le coup : « Thomas Pearson était l’amour de sa vie. Ce n’était pas la faute d’Ariana si cette péquenaude de Reed Brennan le lui avait volé. Ce n’était pas non plus de sa faute si Noëlle Lange, sa meilleure amie, avait voulu le kidnapper et le ligoter à un poteau, au milieu des bois, pour le punir d’avoir humilié Reed. Et c’était encore moins de sa faute si, quand Ariana était revenue pour le libérer, lui dire combien elle l’aimait, il s’était moqué d’elle au lieu de la remercier. S’il l’avait insultée et traînée dans la boue. S’il avait choisi de la pousser à bout, jusqu’à ce qu’elle craque. »

Pour Ariana, son futur était écrit. Elle devait poursuivre ses études à Princeton, devenir la rédactrice en chef du Vanity Fair, vivre dans un loft à Chelsea… voilà comment elle avait imaginé son avenir. Et elle avait surtout du mal à accepter l’idée qu’il était désormais compromis.

Et ce Meloni qui ne fait qu’empirer sa souffrance : « Je travaille depuis vingt-cinq ans avec des psychopathes comme vous […] Vous êtes incapable de changer. Si vous étiez libérée un jour, je suis absolument certain que vous recommenceriez. Alors, non, mademoiselle Osgood, vous ne sortirez jamais d’ici. Ni aujourd’hui, ni demain, ni dans dix ans. Aussi longtemps qu’il m’appartiendra de signer votre libération sur parole. Et croyez-moi, j’ai l’intention de rester à ce poste jusqu’à ce qu’on sorte mon cadavre de cette pièce sur un chariot à roulettes. » Petit hic, ce fou n’avait pas remarqué le sourire d’Ariana. Surtout, il ne pouvait se douter à quel point il se trompait…

Une visite secrète à l’infirmerie pour des pilules, une fausse tentative de suicide (préméditée celle-là!), rien ne semble poser obstacle à Ariana qui veut plus que tout retrouver la liberté, et sa vie bien dorée d’avant.

Et cet horrible psychiatre (c’est lui qui aurait besoin d’un psy!)…  Ariana se  promet qu’elle aura sa vengeance, surtout après que ce dernier lui ai conseillé de tripler la dose la prochaine fois, question qu’elle ne manque pas son suicide. Elle a aussi fait la promesse de régler son compte à une certaine Briana Leigh Covington, une vraie peau de vache celle-là (mais je ne peux vous en dire davantage!). Vengeance, oui… c’est d’ailleurs le mot d’ordre de ce roman!

Décidément, certaines filles sont prêtes à tout pour mener une vie de privilèges…

Vengeance – Privilège tome I, Kate Brian, Éditions Bayard jeunesse

Roman à partir de 15 ans

Cet article a 1 Commentaire

  1. Julie Boudreault says:

    Ça donne envie de le lire. Bravo. Bel article.

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