Un chien pour la vie

TITRE : Un chien pour la vie

AUTEUR : L. S. Matthews

« Voici la véritable histoire de John Hawkins (c’est moi), de ma chienne Mulotte et de notre voyage d’un bout à l’autre du pays, du nord au sud. Vous en avez probablement entendu parler par les journalistes. Or, ils n’ont pas dit la vérité. Ces gens-là ont tout de travers, et ça m’a rendu dingue! »

Ne me dites pas que le premier paragraphe de ce roman très humain et touchant ne vous donne pas envie de dévorer les autres 250 pages! En effet, John nous livre en quelque sorte son autobiographie. Lui et son frère aîné, Tom, sont très proches et partagent parfois le même rêve… étrange! Avec leur mère, veuve, ils habitent là où la montagne domine, un peu isolés du village. Et il ne faut pas oublier Mulotte, chienne particulière qui sait communiquer avec ses deux jeunes maîtres : « En grandissant, on a découvert qu’on pouvait « parler » avec presque tous les chiens. » Je parle bien à mon chat moi!

Soudainement, Tom est atteint d’une maladie étrange : « Il se sentait toujours mal et, à force, il a perdu son énergie, sa joie de vivre. Ses rêves étaient envahis par des araignées qui couraient sur lui et, comme on les partageait, je me réveillais couvert de sueur, en bourrant le couvre-lit de coups de poing. » Après une batterie de tests, les docteurs ne peuvent pas assurer une rémission, Tom pourrait même mourir! Pire encore, pour éviter tout risque d’infection, les médecins conseillent à la mère de se débarrasser de Mulette! Seule solution : la fourrière. John sait que son grand frère ne guérira qui si leur chienne est là, à son chevet : « Mulotte s’est levée et nous a demandé comment on comptait régler ce problème. » C’est alors décidé : John partira (fuguera plutôt!) rejoindre leur oncle David dans le sud du pays (à des centaines de kilomètres par contre!). Il s’agit du frère de leur défunt père dont ils sont sans nouvelles depuis des lunes. On le dit ermite, pas très sociable. Il ne faut rien dire à leur mère, ni aviser oncle David, car ce dernier mettrait la mère au courant et tout serait fichu!

Le premier voyage en train sera fait de rencontres, tantôt plaisantes, tantôt inquiétantes! Bref, la route est longue! Sans vouloir tout révéler, j’étais des plus heureux lorsque John vient en aide à une bande de poneys (c’est mon côté PETA qui parle!) qu’un scientifique fou voulait tuer pour des recherches sur l’obésité… complètement détraqué cet homme! Cette aventure périlleuse se termine où une autre commencera! En fait, John est sauvé par des gitans, dont un ado de 14 ans qui ressemble bizarrement à son frère, et qui se prénomme Tom lui aussi!

Après une véritable odyssée à travers champs et vallées, et avec son nouvel ami gitan qui l’accompagne, John arrive à la maison de son oncle David qu’il n’a pas vu depuis des années. Et là mes amis, je me suis quasiment évanoui : « J’ai vu son visage lorsque la lune est sortie d’un nuage. Sa tête, ses cheveux, la façon dont il se tenait… Pa… Papa… Je me suis tu, car ce n’était pas possible. Alors je me suis jeté dans ses bras. Et j’ai pleuré, pleuré… » Moi aussi j’ai pleuré, vous pensez bien! Mais attendez avant de sauter de votre chaise – ne faites pas comme moi! Cet oncle, professeur à la fac de médecine, comprend également Mulette! Non, mais c’est de famille?

Comment réagira la mère de John qui se meurt d’inquiétude? Et son frère, guérira-t-il? Disons qu’un rêve commun saura rassurer John… et je n’en dis pas plus!

Faites le voyage avec John Hawkins, participez à sa multitude de rencontres, amusez-vous du ton sarcastique de Mulette… Bref, bonne route et bonne lecture!

Roman pour lecteurs intermédiaires

Éditions Bayard jeunesse

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